Ce blog est un atelier : vous y voyez l'écriture en train de se faire, la mienne. Les mémoires que je croise entre les Marquises et le Bénin. Besoin d'Écrire est l'autre pièce de cet atelier : l'espace où, votre propre histoire peut à son tour trouver sa forme, accompagnée. On ne passe pas de l'un à l'autre comme on change de site. On continue, le même chemin, celui qui va d'écrire à transmettre.
Édition traditionnelle ou autoédition ? Entre chiffres d'affaires, mutations du marché et initiatives inspirantes comme la bibliothèque d'Utrecht aux Pays-Bas dédiée aux livres autoédités, découvrez pourquoi ces deux modèles vont coexister durablement et comment choisir le vôtre.
Écrire un livre n’a jamais été aussi accessible. Et paradoxalement, jamais aussi complexe.
D’un côté, les maisons d’édition, leurs comités de lecture, leurs catalogues prestigieux, leur légitimité historique. De l’autre, l’autoédition, portée par Amazon KDP, les plateformes numériques, les sites et une génération d’auteurs qui veulent reprendre la main sur leur voix, leur rythme, leur liberté.
Entre ces deux mondes, une tension palpable. Et pourtant, quelque chose est en train de se passer, quelque chose qui ressemble à une réconciliation silencieuse.
Les chiffres parlent d’eux‑mêmes :
2,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour l’édition traditionnelle en 2024
426 millions d’exemplaires vendus
Une industrie qui se bat pour préserver son territoire
Les grandes maisons travaillent d’arrache‑pied pour maintenir leur modèle : sélection stricte, marketing puissant, distribution massive.
Elles restent un pilier. Mais un pilier qui doit désormais composer avec un nouveau voisin.
L’autoédition représente 5 à 8 % du marché français, mais sa croissance est fulgurante. Amazon KDP domine largement, avec des auteurs qui gagnent 3 à 5 fois plus, par exemplaire qu’en édition traditionnelle.
Ce n’est plus un “plan B”. C’est devenu un choix stratégique, un espace de liberté, un laboratoire d'expérimentation.
Et surtout : un lieu où les voix qui n’auraient jamais passé un comité de lecture peuvent exister.
En 2024, à Utrecht, aux Pays‑Bas, une bibliothèque a ouvert ses portes avec une mission singulière : rassembler uniquement des livres autoédités.
Une idée directement inspirée du roman L’Avortement de Richard Brautigan, où une bibliothèque fictive accueille les manuscrits jamais publiés, les textes refusés, les voix oubliées.
Ce qui était une fiction est devenu un lieu réel. Un espace où les livres autoédités ne sont plus “à côté”, mais au centre.
C’est un symbole fort : l’autoédition n’est plus un sous‑monde. C’est un territoire littéraire à part entière.
Contrairement à ce que certains annoncent, l’autoédition ne va pas “tuer” l’édition traditionnelle. Et l’édition traditionnelle ne va pas “écraser” l’autoédition.
Les deux modèles répondent à des besoins différents :
L’édition traditionnelle : légitimité, réseau, diffusion massive.
L’autoédition : liberté, rapidité, contrôle, rémunération.
Ce qui se dessine, ce n’est pas une guerre. C’est une coexistence. Une complémentarité. Un écosystème où chaque auteur peut choisir son chemin, ou même naviguer entre les deux.
Aujourd’hui, un auteur peut :
écrire librement,
publier sans attendre,
construire sa présence d’auteur,
toucher ses lecteurs directement,
et/ou choisir de viser une maison d’édition plus tard.
L’autoédition devient un terrain d’expérimentation, un espace où l’on apprend, où l’on teste, où l’on ose.
Et les maisons d'édition observent. Elles repèrent. Elles recrutent même parfois des auteurs autoédités qui ont déjà trouvé leur public, il n'y a pas de "petit" gain.
Vous n’avez plus à choisir entre :
les exigences d’un comité de lecture,
ou la solitude de l’autoédition.
Vous pouvez y aller seul ou être accompagné, structuré, soutenu, relu, guidé, tout en gardant la liberté de votre choix final.
C’est exactement ce que permet un accompagnement complet : écriture, narration, édition, autoédition et présence digitale d’auteur.
Finis, l’époque où l’on devait “être choisi” pour exister en tant qu’auteur. Aujourd’hui, vous pouvez décider de votre chemin, de votre rythme, de votre modèle.
Les maisons d’édition continueront d’exister. L’autoédition continuera de grandir. Et entre les deux, un espace immense s’ouvre : celui des auteurs qui veulent écrire leur histoire, la finaliser, la publier, et la transmettre.
Choisir votre chemin d’auteur — Que vous visiez une maison d’édition ou l’autoédition, je vous accompagne à structurer, écrire et porter votre livre jusqu’à sa publication.